Aujourd'hui votre député : - à 18:00 PERMANENCE
Dans la rubrique actualités : dernières interventions de Georges Tron sur le projet de loi de finances pour 2010




L'EDITO DE GEORGES TRON


Le débat sur le « Grand Paris » est lancé à l’Assemblée Nationale. Je rends hommage au Secrétaire d’Etat Christian Blanc pour avoir, d’entrée de jeu manifesté, une bonne volonté évidente et réservé un accueil favorable à plusieurs amendements des Députés.

 

Je lui rends également hommage pour avoir affiché une ambition de haut niveau pour Paris et la Région Parisienne, situant le dossier des transports, certes à la grande place qui est la sienne, sans qu’il n’épuise pour autant la totalité du débat.

 

J’approuve, dans son ensemble ce projet. Il n’en demeure pas moins que je souhaite réitérer, ici, mon souhait, partagé avec beaucoup d’élus, que des territoires entiers d’Ile de France ne soient pas oubliés dans le cadre du « Grand Paris ».

 

A cet égard, le département de l’Essonne, illustre parfaitement ces inquiétudes :

 

Certes, il y a le développement très ambitieux du plateau de Saclay, aux portes des Yvelines.

 

Certes, il y a le développement de la plate forme aéroportuaire d’Orly, aux confins du Val de Marne.

 

Certes, il y a le développement d’Evry autour du pôle médical, à relier avec le sud de la Capitale.

 

Mais qu’en est-il, en revanche, du sud de l’Essonne et de la rive droite de la Seine, qui ne font l’objet d’aucun investissement de la part de l’Etat depuis des années ?

 

Près de 230.000 habitants peuplent la rive droite. Seront-ils considérés en tout et pour tout comme la cinquième roue que l’on accrochera « derrière le carrosse », simple force d’appoint sans aucune valeur propre reconnue ?

 

Il aurait appartenu, au Conseil Régional et au Conseil Général, d’intervenir dans les secteurs géographiques non couverts par les projets développés par l’Etat.

 

C’est précisément l’inverse qui se produit, l’intervention de ces deux collectivités territoriales se faisant en complément de celle de l’Etat dans les zones où lui-même concentre ses investissements.

 

Cela est absurde et apporte la preuve qu’au-delà d’une réforme des collectivités territoriales, il importe tout autant de repenser le rôle qui est le leur, dans le domaine de l’aménagement du territoire par rapport à celui de l’Etat.

 

Voilà, en réalité, le vrai débat.